Partir étudier au Canada : faire de son rêve une réalité !

Le moment est bien choisi pour vous parler un peu plus en détail de mon expérience universitaire au Canada, puisque c’est la période de l’année où les étudiants font des choix pour leur orientation et leur futur établissement. Alors je me lance, cela pourrait être utile à certain d’entre-vous…

Je vais vous parler ici le plus brièvement possible de pourquoi j’ai choisi d’aller étudier à l’étranger, au Québec, de comment j’ai fait pour y parvenir avec notamment les démarches à suivre, et de comment se déroule désormais ma vie d’étudiante ici. Cet article se base sur mon expérience personnelle, qui peut donc être totalement différente des autres, mais cela pourra certainement vous donner quelques pistes et vous éclairer un peu si vous envisagez des études au Canada.

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Pourquoi j’ai voulu partir étudier à l’étranger  

Plusieurs raisons m’ont poussée à aller poursuivre mes études dans un pays étranger. Tout d’abord, j’ai été bercée par le rêve d’aller découvrir en profondeur le continent nord-américain et sa culture (ou plutôt devrais-je dire, ses cultures riches et variées). Cet argument est assez banal, je vous l’accorde, mais le système universitaire ici est quand même assez incroyable. Ce fût aussi l’une des raisons de mon départ, le système universitaire, avec des choix de parcours multiples qui s’offrent aux étudiants, ne serait-ce que pouvoir choisir ses cours dans son programme, et ainsi les abandonner contre de nouveaux en cas d’échec notamment.

Je trouve qu’il y a dans ce système une vraie chance pour les étudiants de construire leur parcours selon leurs motivations, et non pas selon un programme pré-établi qui sera suivi par tout le monde, et accompli seulement par une poignée de personnes… Ici l’échec n’est pas une fatalité, si un cours dans votre programme vous cause des misères, ce n’est pas pour autant que vous devez abandonner votre programme, ou refaire trois fois votre année. Il vous suffit de choisir les cours qui vous motivent le plus et dans lequel vous aurez le plus de chances de réussite. C’est pourquoi si vous n’avez pas pu obtenir votre premier choix d’études en France, je vous encourage vivement à regarder les universités d’autres pays ! Il ne faudrait jamais aller dans un programme par défaut… Les études doivent rester un plaisir pour être accomplie avec succès, donc n’hésitez pas à frapper vers d’autres portes. En plus, le Canada apprécie vraiment les étudiants étrangers et met beaucoup de choses à leur disposition.

 Il faut admettre également que la proximité avec les États-Unis, c’est l’ouverture vers le monde… Les universités sont reliées entre-elles, les professeurs donnent tout un tas de conférences passionnantes en tout temps (en France aussi il y a de bonnes conférences et de bons professeurs, mais ici il y a tellement d’universités, que forcément, l’offre est plus riche). Et puis les campus sont comme dans les films : gigantesques. Les couloirs remplis de monde, les stades de sport pleins à craquer. Le sport d’ailleurs à l’université, parlons-en… C’est presque obligatoire, tellement tout est mis à votre disposition pour que vous puissiez pratiquer. On vous donne l’accès à un complexe énorme, avec beaucoup d’équipements (des stades, des piscines, des patinoires, des espaces de volley, d’athlétisme etc.). Bref, le système universitaire nord-américain a tout pour faire rêver il faut se le dire, et le Canada n’a rien à envier à son voisin.

Enfin, l’une des plus grosses raisons de ce départ fût le besoin d’aventure. Partir seule, dans un nouveau pays, ça demande beaucoup de sacrifices personnels. Et ces sacrifices , ils sont à mon goût formateurs, surtout lorsque l’on est étudiant et que l’on débute dans la vie. C’est un excellent moyen de devenir autonome, d’apprendre à avoir confiance en soi, de savoir vraiment qui l’on veut devenir. Une fois que l’on est parti conquérir le monde tout seul, plus rien ne nous effraie et cette maturité acquise est un bon point de départ pour la vie professionnelle. La vie est une jungle, alors j’avais envie d’aller l’affronter par moi même, sortir de ma zone de confort…

Pourquoi j’ai choisi le Québec  

En 2017 j’avais effectué un séjour linguistique de trois mois à Toronto (Ontario), et j’avais été vraiment conquise par la vie et la mentalité canadienne ! (Je vous parlerai de ce séjour linguistique dans un autre article). C’est à mon retour que j’ai eu le déclic de l’étranger, des universités nord-américaines etc. Seulement je voulais pouvoir faire vite et je voulais mettre les chances de mon côté pour réussir au mieux la fin de mes études. (Je possède déjà une licence en journalisme, j’ai fait une année de césure après et donc je n’ai plus vraiment de temps à perdre disons). Retourner en Ontario était donc une possibilité (vraiment tentante), mais sachez que les universités y sont presque exclusivement anglophones, et donc très sélectives sur le niveau de la langue. Le TOEIC peut être exigé, ou des concours d’entrée en anglais, ce qui demande donc une grosse préparation d’au moins une année (à moins de posséder un excellent niveau ce qui n’était pas mon cas). Suivre des cours exclusivement en anglais et rendre des travaux de recherche en anglais, ça demande tout de même un niveau soutenu, il faut donc bien y réfléchir. Je me suis alors tournée vers les universités québécoises qui ont également très bonne réputation, et j’ai pu trouver parfaitement ce qui me convenait : une majeure (deux ans) en science politique. Le choix de cours proposé dans le domaine était en plus vraiment alléchant, et j’ai ainsi pu choisir uniquement des cours qui me passionnent. Notez qu’il existe également de bonnes universités et de bons collèges anglophones au Québec, si vous êtes attiré par des études en anglais et une culture francophone, c’est possible.

De plus, la France possède un accord avec le Québec pour les étudiants. Cet accord, entre-autre, permet de nombreux échanges entre les universités, ce qui facilite  aussi l’acceptation de nos candidatures et la reconnaissance de certains de nos diplômes. Il permet aussi de bénéficier de frais de scolarité moins élevés que les autres étudiants étrangers (deux fois moins élevés), et d’avoir le droit à la RAMQ (sécurité sociale du Québec) ce qui est un vrai luxe et une vraie sécurité en Amérique du Nord. Bref, le Québec fait vraiment tout pour accueillir et intégrer aux mieux les étudiants français, et c’est un vrai coup de pouce.

Comment j’y suis parvenue

Mon cas n’est pas vraiment un bon exemple à suivre, parce que j’ai tout planifié et obtenu en moins de 5 mois, (et je vous recommande de vous y prendre au moins un an à six mois max à l’avance) mais il prouve néanmoins que c’est envisageable et parfaitement accessible, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Quand on veut  partir étudier au Canada, on peut !

Comme je vous l’ai dit précédemment, après l’obtention de ma licence en France, j’ai pris une année de césure et je suis partie trois mois du côté de Toronto. À mon retour, en mai 2017, j’envisageai de retourner au Canada et d’y poursuivre mes études. J’ai arrêté définitivement ce choix en juin de la même année, et j’ai envoyé ainsi un dossier de candidature à l’Université de Montréal. Sachez que la plupart des inscriptions pour la rentrée de septembre sont déjà closes à cette période, mais qu’il est possible d’intégrer certains programmes au mois de janvier. C’est pour cette rentrée hivernale que j’avais envoyé ma demande. À peine un mois plus tard, l’université répondait favorablement à ma demande d’admission. En fonction des programmes, on peut vous demander les notes que vous avez obtenues à votre Bac, ou dans vos études supérieures. On peut vous demander un test de langue (français pour les universités francophones) dans certains cas. Les exigences varient en fonction des domaines, mais c’est en général sur dossier que ce font les admissions. J’ai ensuite entamé mes démarches administratives (demandes de visas) en août (pour le mois de janvier), ce qui était très court et donc assez risqué. Mais au final, j’ai eu la chance que tout ait été traité rapidement et sans inconvénients, ce qui aurait pu ne pas être le cas… Finalement, j’ai été obligée de repousser à la rentrée de septembre 2018 mon départ, pour des raisons familiales… L’université à su parfaitement me guider pour modifier mon inscription, et je n’ai pas eu de souci non plus avec mon visa puisque tout était déjà en ordre. Je suis alors partie à Montréal au mois d’août 2018 pour intégrer l’université en septembre.

Les démarches à suivre 

Pour pouvoir étudier à temps plein, pendant plus de six mois, et obtenir un diplôme, il vous faut obligatoirement un permis d’études (visa étudiant). Mais pour pouvoir demander le permis d’étude, il faut d’abord avoir obtenu une lettre d’admission dans un établissement, ça c’est vraiment la première étape à suivre. Une fois qu’un établissement vous a offert une admission à un programme, alors vous pouvez commencer vos démarches. ATTENTION ! Pour le Québec, il ne faut pas un document d’immigration mais DEUX ! Le premier que vous devez demander, c’est le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ). La demande se fait en ligne, sur le site du ministère de l’immigration Québécoise (il peut prendre un peu plus de temps, car il est envoyé par la poste une fois validé). Donc si vous êtes accepté dans une université au Québec, ça c’est la première démarche d’immigration que vous devrez faire. Une fois celle-ci VALIDÉE, vous devrez faire la demande de permis d’étude auprès de l’immigration Canadienne. C’est en gros le visa qui vous autorise à résider sur le territoire canadien, à y étudier et y travailler. Notez que si vous avez uniquement ce document, il ne suffira pas au Québec s’il n’est pas accompagné du CAQ. On l’oublie souvent mais la Canada est un système fédéral, et chaque province à donc sa politique et ses règles. Si le Canada vous dit oui, le Québec peut parfaitement vous dire non puisque c’est lui qui est responsable de ses universités. C’est pourquoi il est très important de faire la demande du CAQ avant. Une fois ces trois documents (lettre d’acceptation, CAQ, permis d’étude) validés, vous pouvez enfin sauter dans l’avion et vous présenter à la frontière Canadienne, où tout le monde fera en sorte de bien vous accueillir et guider vos premiers pas ! Ne prenez en revanche pas le risque de venir sans l’un de ces documents, l’immigration reste très stricte, il faut respecter les règles. N’hésitez pas à contacter leurs services ou bien à demander de l’aide auprès du bureau des étudiants de votre université par exemple, ils sauront vous aider en cas de soucis. Mais en règle générale, il n’y a pas de raisons que votre visa vous soit refusé si vous faite la demande correctement, alors pas de stress.

Et du coup les études, comment ça se passe ?

Je n’ai jamais autant pris goût à  l’université que depuis que je suis ici ! J’appréhendai tout de même ce retour aux études universitaires, l’intégration dans un nouveau système, l’organisation du travail etc. Finalement, je me régale ! Avant la reprise des cours, les (très nombreuses) associations étudiantes vous accueillent et organisent tout un tas d’activités, pour guider chacun de vos premiers pas. Déjà pour bien vous aider dans toutes les démarches à faire sur place, puis pour ne pas vous perdre dans le campus, ou encore pour vous aider à organiser au mieux vos études etc. Bref, il y a vraiment tout qui est mis en place pour que vous sachiez vous débrouiller au bout de quelques semaines. Ces associations sont toujours très actives et vous ouvrent leurs portes tout au long de l’année, ce qui fait qu’il est impossible de vous sentir perdu ou de ne pas savoir vers qui vous tourner.

Pour ce qui est des cours et des exigences, c’est évidement différent du système français sur plusieurs points. Tout d’abord, je trouve que l’on a beaucoup de liberté ici. Concrètement, personne ne viendra vous prendre par la main et vous dire quoi faire et quand. Pratiquement rien ne vous sera imposé, à part les évalutations. Vous choisissez vos cours, votre méthode de travail, vous vous organisez vraiment à votre sauce ! Si vous avez besoin d’aide, c’est à vous d’aller la demander. Des formations sont proposées, par exemple pour la recherche à la bibliothèque, mais rien d’obligatoire, c’est vous qui jugez ce qui est le mieux pour vous.

Le système de notation est différent aussi. On ne vous attribue pas une simple note sur 20. On parle ici d’une notation littérale (une lettre allant de A + à F), ce qui permet je trouve de mieux pouvoir situer sa réussite à un cours. A + étant « excellent », C étant « bien », (c’est la moyenne qui est en général requise dans tous les cours pour pouvoir valider votre programme), et F qui équivaut à « échec ». À la fin du semestre on vous donne donc un pourcentage, par exemple 78,5% de réussite à tel cours, ou bien 52% de réussite, ainsi votre niveau semble beaucoup plus clair que si vous avez obtenu une simple moyenne de 12/20 (en tout cas de mon point de vue).

Il y a aussi globalement beaucoup moins d’heures de cours obligatoires par semaine. J’ai en moyenne une quinzainaine d’heures de cours hebdomadaires. Attention, ça ne veut pas dire que vous êtes en vacances la moitié du temps, loin de là. Ca vous donne surtout plus de temps pour étudier en profondeur vos cours, les travailler, rendre des travaux de recherche etc. Le travail à fournir en dehors des cours est quand même assez costaud. Je ne compte plus mes soirées passées à la bibliothèque universitaire ! Mais avec une bonne organisation, cela vous laisse quand même du temps pour pratiquer des activités, ou pour trouver un job (une job au Québec). Sachez en contre-partie qu’il n’y a qu’une semaine de relâche (semaine libre mais durant laquelle vous avez tout un tas de travaux à effectuer) par semestre. Les seules vraies vacances seront celles de Noël, et ensuite celles d’été, puisque les cours se terminent fin avril. Je trouve que ce rythme de travail est donc vraiment bien car certes, il vous faut soutenir vos efforts tout au long de vos deux sessions, mais elles se déroulent en grande partie l’hiver (et au Canada l’hiver c’est long, donc quand on est occupé au chaud à la bibliothèque c’est bien). Mais il vous laisse le champs libre de mai à septembre pour aimer la vie, profiter d’être jeune et fou, et pouvoir soit voyager, soit faire des stages, ou bien travailler et mettre en pratique vos cours, bref, respirer un peu quoi. Puis profiter de l’été après le long hiver, c’est vraiment un cadeau… Vos efforts sont aini récompensés à la fin. Il existe aussi des sessions de cours en été pour ceux qui voudraient prendre un peu d’avance dans leurs études et obtenir des crédits rapidement, ou pour ceux qui ont échoué un cours et qui voudraient en rattraper un autre pour pouvoir valider leur programme par exemple.

Enfin voilà, le système universitaire ici est quand même attrayant et encourageant ! Le seul point négatif, c’est que tout cela a un prix, assez conséquent en Amérique du Nord… Les universités ne sont pas gratuites et les prix d’une année peuvent varier entre 5000 et 10 000 euros… (Voire beaucoup plus, pensez à Harvard aux USA  et son année à 40 000 dollars…). C’est donc un sacrifice qui n’est pas forcément donné à tout le monde, c’est la seule grosse injustice de ce système universitaire je crois. Mais sachez qu’il existe de nombreuses bourses, même pour les étudiants étrangers, et que donc rien n’est impossible. De plus, les offres de jobs étudiants ne manquent pas à Montréal, qui est une vraie ville étudiante ! Notez cependant qu’au Canada, votre visa étudiant vous donne le droit de travailler maximum 20 heures par semaine pendant les périodes scolaires, et autant d’heure que vous voulez pendant les vacances.

Je pense avoir évoqué les points les plus importants pour savoir comment et pourquoi intégrer une université canadienne, mais je serais ravie de répondre plus en détails à vos questions si jamais vous désirez approfondir certains points. Bonne chance dans vos études ! =)


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