Partir en séjour linguistique à Toronto

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Hello tout le monde ! Je suis désolée, ces derniers temps avec la fin de ma session universitaire, et les examens qui vont avec, je n’ai pas vraiment eu le temps de vous concocter d’autres articles. Mais pour rester dans l’apprentissage et le voyage, je vous propose de revenir cette fois sur une superbe expérience que j’ai faite il y a deux ans maintenant : un séjour linguistique à Toronto ! En quoi cela consiste ? Et bien tout simplement à partir s’immerger dans une nouvelle ville, avec un organisme qui vous place dans une famille d’accueil (anglophone ici, pour ne parler qu’en anglais) et dans une école de langue pour apprendre, ou simplement améliorer votre niveau (ou encore préparer des examens d’entrée dans des Universités ou des Collèges anglophones, passer le TOEFL etc.).

Pour ma part j’ai fait ça un peu sur un coup de tête. À la fin de ma licence, comme je vous l’ai déjà dit, je souhaitais prendre une année sabbatique pour voyager. Mais je voulais dans le même temps que cela n’affecte pas trop mon CV d’étudiante (bien que voyager soit toujours une parfaite expérience), je m’étais dit que voyager et revenir avec un meilleur niveau d’anglais écrit et oral serait un vrai plus ! En me renseignant un peu, j’ai trouvé des organismes qui proposent ainsi des séjours linguistiques, plus ou moins longs pour les étudiants. Parmi les plus connus vous avez notamment EF (Education First), Kaplan, et certainement d’autres qui ont fleuri sur internet ou dans les associations étudiantes des Universités. Moi je suis partie avec l’aide de l’organisme AILS, qui m’avait vraiment donné de bons conseils, et qui proposait le meilleur rapport qualité prix pour ce que je recherchais. De plus, l’avantage de partir avec un organisme comme celui-ci, c’est le suivi qu’il y a derrière. C’est-à-dire que si vous avez le moindre souci (un problème avec votre famille d’accueil ou dans l’école), vous n’avez qu’à les contacter et ils seront disponibles pour vous trouver des solutions.

Toronto is the new NYC !

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Pour la destination, j’avais choisi Toronto. C’est une ville à laquelle on ne pense pas nécessairement pour ce genre d’expérience, car les étudiants visent en priorité Los Angeles, San Francisco, New York ou encore Sydney et Londres… Pourtant, Toronto est géographiquement et culturellement très intéressante ! À quelques kilomètres de la frontière américaine, à quelques heures de quelques-uns des plus beaux parcs nationaux, ou encore proche du Québec, et surtout : beaucoup moins chère que ses voisines américaines. De plus, Toronto est une ville dynamique, moderne, cosmopolite, bref je peux vous le dire, une petite cousine de New York qui un jour deviendra grande ! La langue principale en Ontario, et donc à Toronto, est l’anglais. Il est très rare d’entendre parler le français. (J’ai entendu bien plus de français à NYC qu’à Toronto). Car même les frenchies expatriés sur place ne parlent plus la langue de Molière, et se sont parfaitement intégrés à cette ville anglophone. Parfait donc pour découvrir une nouvelle culture, tout en pouvant se faire de belles excursions le week-end et revenir avec un meilleur niveau d’anglais.

 

In English please !

Je suis ainsi partie trois petits mois, car pour une première expérience seule et aussi longue à l’étranger, c’est déjà bien. Cela permet de se tester et de voir comment on s’adapte, avant éventuellement de s’engager pour un départ plus long (ce que j’ai fait cette année). J’ai suivi des cours d’anglais à l’école ILAC, que je vous recommande a 300% ! Vous avez le choix entre plusieurs formules (avec plus ou moins d’heures par jour), et êtes reparti en fonction de votre niveau. Un test d’anglais est effectué le premier jour afin de vous mettre dans la bonne classe. De plus, ILAC s’efforce au maximum de limiter le nombre de personnes issues de même nationalité dans une même classe, pour vous forcer un peu à sortir de votre zone de confort. Outre le fait de parler anglais, vous rencontrez des étudiants du monde entier, et c’est vraiment fun ! Tous les mois, vous passez une évaluation afin de voir si vous avez amélioré votre niveau ou pas. Aussi, tous les mois, vous pouvez choisir d’autres cours (par exemple, plus d’apprentissage oral, plus de vocabulaire etc.). À la fin de votre programme, un diplôme vous est remis, attestant ainsi de votre niveau d’anglais. Pour ma part, en trois mois, je suis passée de mon timide niveau scolaire B2 à un bon début de niveau C1, soit « conversationnel ». Pour vous dire, en arrivant à Toronto, je ne comprenais qu’une phrase sur deux de ce que l’on me racontait, et je mettais bien deux minutes entre chaque phrase pour essayer de formuler une réponse cohérente, avec du vocabulaire bateau que j’avais vaguement retenu de mes bouquins du lycée. Après mon premier mois de cours et d’immersion dans la ville, je maitrisais déjà bien mieux mon oral, je reformulais des phrases un peu plus savantes, et je comprenais la majorité des phrases que j’entendais. À la fin de mon séjour, j’étais capable de tenir de longues discussions, et même si ce n’était pas toujours parfait, je répondais du tac au tac sans devoir chercher mes mots. Depuis, je suis capable de regarder des films en VO (pourtant j’ai toujours peur de ne rien comprendre, mais en fait si, mon cerveau a parfaitement pris le pli), j’étudie des textes scientifiques universitaires en anglais, je lis la presse anglo-saxonne etc. Bref, ce séjour, pourtant pas si long, a littéralement libéré le niveau d’anglais qui était enfouit quelque part au fond de mon cerveau ! Trois mois on estime que c’est de toute façon le minimum pour avoir des résultats apparents, et donc pour vous améliorer c’est le temps minimum que je vous conseille également. De plus, j’avais choisi une formule de cours semi-intensive, soit une trentaine d’heures par semaine (vous pouvez en avoir plus ou moins en fonction du programme que vous choisissez). Alors oui, il faut y mettre tout de même de l’énergie et du sérieux si vous voulez progresser, ce ne sont pas vraiment des vacances.

Best teacher ever ! (Thank you Mike)

Cependant, rassurez-vous. Les cours n’ont rien à voir avec ceux parfois barbants que vous avez pu suivre au lycée. ILAC choisi ses professeurs parmi les crèmes de la crème. Je crois avoir eu l’un des meilleurs d’entre eux ! Mike, un Canadien originaire de Toronto et absolument amoureux de son pays et de sa ville. Déjà là, gros plus car tous les jours on a eu le droit à des anecdotes, des bonnes adresses et des conseils pour que notre expérience se passe au mieux. Outre le fait qu’il soit anglophone, sa façon de nous enseigner était fabuleuse ! Des cours à la fois ludiques et sérieux, des échanges entre chaque élève, bref je n’ai jamais autant pris de plaisir à suivre des cours d’anglais. Nous nous sommes tous vite liés d’amitié dans notre classe, et nous ne formions plus qu’un à la fin. Après les cours, nous sortions tous ensemble et faisions diverses activités.

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Memories of my 23rd birthday party with these great people ! #LoveYouGuys

J’ai appris à connaître des étudiants Coréens, Japonais, Brésiliens, Turques, un Suisse (big up mon collègue francophone, le seul de tout mon séjour), Colombiens, Vénézuéliens, Russes, Espagnols… et bien entendu Canadiens, avec tous les étudiants locaux qui travaillent au sein de l’école ! Les séparations à la fin de mon séjour ont été vraiment difficiles… Je ne pensais pas m’attacher autant à tous ces gens, et pourtant, ce fut un vrai déchirement. Aujourd’hui nous sommes encore pratiquement tous en contact et j’ai hâte de pouvoir aller les revoir dans leurs pays d’origines cette fois, tant ils m’ont donné l’envie de découvrir leurs cultures.

 

 

Whashington, Niagara Falls, Ottawa…

ILAC propose aussi de nombreuses activités en dehors des cours, qui sont vraiment abordables et qui permettent d’optimiser votre séjour. Des soirées, des excursions, des activités sportives, des visites dans Toronto, vous pouvez même aller assister avec eux à des matches de baseball, de hockey… Bref, vous n’aurez jamais le temps de vous ennuyer. J’ai eu l’opportunité de faire énormément de choses en peu de temps. J’ai également pu aller visiter Washington D.C, Québec, Montréal, Ottawa, les chutes du Niagara… Le tout avec un budget vraiment raisonnable et des guides du tonnerre. (L’organisme qui organisait ces excursions le week-end s’appelle TNT Tours, si jamais vous êtes étudiants du côté de Toronto, ça vaut la peine de partir avec eux 😉 ).

Enfin, pour ce qui est de ma famille d’accueil, je me suis retrouvée dans une grande maison, avec une grande chambre individuelle. Nous étions en tout six étudiants accueillis dans cette famille. Tous les repas étaient compris, le midi on avait même des petits sandwichs fraichement préparés pour l’école. Leur maison était idéalement située à une trentaine de minutes en métro de l’école, et donc du centre, dans un quartier vraiment sympa et calme. Toronto est relativement bien desservie par les transports en commun. Je n’ai jamais eu besoin de taxi ou de Uber pour me rendre à un endroit ou à un autre. Le métro est efficace et les lignes de bus et de « streetcar », les célèbres tramways de la ville, sont vraiment faciles à utiliser.

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« Let’s go Blue Jays ! »

« Diversity Our Strength »

Toronto est également une ville que j’ai trouvé très sécuritaire, comme d’ailleurs pratiquement toutes les villes canadiennes ! Les gens y sont vraiment bienveillants et accueillants. J’ai vraiment apprécié ce côté très ouvert d’esprit, où personne ne nous a jamais jugé sur qui nous étions et d’où nous venions, les gens ne font pas vraiment la distinction là-bas entre les locaux et les étrangers, comme cela peut-être le cas en revanche dans des villes francophones où l’intégration prend parfois plus de temps. (En désormais huit mois à Montréal, j’ai eu plus de mal à m’intégrer qu’en trois mois à Toronto par exemple. Pourtant on pourrait penser que c’est plus facile pour les francophones de s’intégrer au Québec, mais en fait pas forcement.) Toronto porte parfaitement sa devise : Diversity Our Strength ( « La diversité est notre force »). Nous nous sommes rapidement sentis comme des Torontois, nous avions des habitudes dans les places que nous fréquentions et les gens finissaient même parfois par nous reconnaitre et nous apprécier. Nous avons toujours été bien accueillis, parfois même guidés lorsque nous semblions perdus. S’ils ont l’air parfois un peu « overbookés » ou « snobs » car ils peuvent courir après leur métro ou parce qu’ils vont d’un building à l’autre, les torontois ne le sont en réalité pas du tout ! Oubliez vos préjugés des gens prétentieux de la « grande ville nord-américaine », vous auriez tort. Même entre deux cafés, deux réunions et deux stations de métro, les Torontois prêteront toujours une attention particulière à vos demandes. Les restaurateurs et les commerçants seront toujours curieux de savoir d’où provient votre accent anglais bizarre, qui va les amuser et les intéresser plus que les horrifier, parce qu’ils sont nombreux et bienvenus les accents à Toronto, donc n’ayez pas peur d’assumer fièrement le vôtre et d’engager des discussions =).

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J’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette ville, car tout a été fait pour que je m’y sente bien. Après, cela reste une grande ville et je conçois que ça ne puisse pas convenir à tout le monde. Il faut aimer la grandeur et ne pas avoir peur du monde. (Cependant, on parle de moins de 3 millions d’habitant à Toronto, contre pratiquement 8 millions à New York par exemple). Mais il y a malgré tout une douceur de vivre et un calme qui rendent cette ville parfaitement extraordinaire. La vue sur l’immense lac Ontario y joue beaucoup. Vous pouvez passer des buildings du downtown à la plage de sable fin qui borde le lac, et c’est vraiment plaisant. Les quartiers sont aussi diversifiés, et parfois même totalement étonnants. Ils vous donnent l’impression de voyager dans l’espace de quelques dizaines de kilomètres. Les activités culturelles ne manquent pas non plus, il y en a pour tous les goûts.

Let’s do it !

Alors si vous aussi vous aimeriez ça partir quelques temps à l’étranger, découvrir une nouvelle culture et améliorer votre anglais, sans vous retrouver avec tous les gens de votre école à L.A ou à Londres, osez Toronto ! Vous ne serez vraiment pas déçu et vous risquez, comme moi, de tomber amoureux de cette ville et de vivre l’une de vos plus belles expériences. Deux ans après, je garde des souvenirs uniques de Toronto et j’échange encore régulièrement avec les personnes que j’ai rencontrées là-bas. C’est une ville dans laquelle je retournerai sans la moindre hésitation !


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